8 de diciembre de 2016

IPLA: O Mundo - Visto pela Psicanálise. Nº 166




Incidências do real
"A morte é o que excede as dimensões da vida. A morte é um excesso. A morte não está no além, está no mais além das dimensões da vida. A neurose, em seu reiterado recurso à dúvida faz compromissos de postergação. O poeta, pelo contrário, em contrassenso diz: não temos tempo de temer a morte." (Jorge Forbes: Há Via)
Nesta edição:
. A sedução da completude
. Tempo de paralimpíadas
. Mudanças organizacionais
. Mérito e democracia
O que volta ao mesmo lugar
A sedução da deficiência
O discurso psicanalítico inclui a falta, enquanto alguns filósofos não conseguem gerar um pensamento que inclua o real. Como fazemos para competir com a sedução da completude? Por Gisele Vitória. LEIA MAIS
As paralimpíadas não apelam ao politicamente correto, nem à compaixão. Por que nos tocam? Liége Lise comenta em quatro notas a abertura das paralimpíadas no Brasil. LEIA MAIS
Mudança organizacional em tempos mutantes?
Premio al mérito
As soluções já testadas pelas bússolas dos séculos anteriores não funcionam mais. Como lidar com as mudanças organizacionais na pós-modernidade? Por Dagmar P. de Castro. LEIA MAIS
A aparência democrática da medida do mérito individual esconde a homogeneização, a exclusão do fracasso. A angústia sempre trará seu testemunho no corpo. Por Patrica Gorocito. LEIA MAIS
Alô Psicanálise

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6 de diciembre de 2016

LACAN QUOTIDIEN, par Pierre-Gilles Guéguen, Anaëlle Lebovits-Quenehen, Ruzanna Hakobyan, Gérard Wajcman.




L’AMÉRIQUE RÉELLE
Éditorial, par Pierre-Gilles Guéguen

Instant de voir

Ce matin du 9 novembre, on apprenait en France la victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton et son élection à la présidence des États-Unis. Surprise planétaire. Une surprise prenait la place d’un suspense dont on pouvait encore jouir la veille au soir tard, en fermant les yeux. L’effet de choc venait du fait que ni les experts, pundits politologues et autres « spécialistes » du commentaire, ni les algorithmes sophistiqués des marchands de sondages n’avaient pu prévoir l’événement. Au réveil, une touche de réel nous faisait signe, le plus souvent sous la forme d’une incrédulité ou d’une déception, affects tout aussi réels que la mauvaise humeur dont Lacan faisait état dans « Télévision »...  





Sophie Calle, l’intensité
par Anaëlle Lebovits-Quenehen

Les 46es journées de l’ECF ont eu lieu. Christiane Alberti l’a dit pour finir, juste avant le moment de conclure, en musique, ce temps fort de notre institution, sur un air de David Bowie. Non seulement elles eurent lieu, mais elles furent encore marquées par l’intensité. Le discours analytique s’y démontra, en acte, sous les projecteurs de l’objet regard.  Et lux fit!

L’éclairage que Sophie Calle nous y a donné sur son travail a concouru à la joyeuse Stimmung de ces Journées. Son art de bien dire l’invention nous entraîna sur ses pas, en filature, oserais-je dire. Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur son travail fait de moments créatifs qui répondent aux ruptures marquant sa vie. Ces ruptures furent traumatiques dans la mesure où elles marquèrent – on le suppose en tout cas – la fin du regard qu’un être aimé posait sur elle. Pour chacun (et qui plus est, pour chacune), dans ces circonstances, la rupture ouvre alors un trou dans les semblants, ce troufût-il plus ou moins patent et plus ou moins bordé...


 


Pour la dernière et pour la première fois
par Ruzanna Hakobyan

Sophie Calle (1) expose pour la première fois à Montréal en 2015 sous le titre : « La dernière
image ». Il s’agit d’une série de témoignages d’aveugles qui, pour la plupart, ont perdu la vue  subitement. L’artiste leur a demandé de décrire leur dernière image. Les textes sont  accompagnés de photos de chacune des personnes aveugles, comme une recréation  photographique, un regard de l’artiste sur ces souvenirs.

Dans l’un des témoignages, Aveugle au revolver, le jeune homme a perdu la vue à la suite  d’un acte de violence. La dernière image est la scène de la violence même, le traumatisme, une  mauvaise rencontre avec le réel où chaque détail est retenu...


 

L’Interdit de et par 

Gérard Wajcman

L’Interdit de Gérard Wajcman est réédité. Dans une courte présentation aux lecteurs de Lacan Quotidien, l’auteur en situe l’actualité. Ceci est un roman. Il est composé entièrement, ou presque, de notes de bas de page. Il raconte l’histoire d’un type en voyage qui s’arrête de parler. Enfin, c’est ce qui semble. Chacun peut se raconter l’histoire un peu à sa façon. Le silence et l’absence sont le sujet de ce livre. L’idée était de faire que le sujet de ce livre et l’objet de ce livre se recouvrent. Faire d’un manque un objet, positif, matériel, visible. Construire un livre autour d’une absence incarnée. Rendre ainsi l’absence palpable, donner à lire, à entendre ou à voir la présence d’une absence. Vu sous cet angle, L’interdit n’est pas exactement un livre composé de notes, comme il y a, par exemple, des romans par lettres, c’est un roman formé par, pour et autour d’une absence, d’un manque à dire, à écrire et à voir. D’un impossible à dire, à écrire et à voir...


5 de diciembre de 2016

Congrès de la NLS / NLS Congress 2017: Argument


Congrès de la NLS
29 et 30 avril 2017 à Paris
Autour de l’inconscient
Place et interprétation des formations de l’inconscient
dans les cures psychanalytiques

Ce dont j’ai essayé de lui donner corps, avec la création du symbolique,
a très précisément ce destin que ça ne parvient pas à son destinataire.
Comment se fait-il pourtant que ça s’énonce ? Voilà
l’interrogation centrale de la psychanalyse. »
(Jacques Lacan, le 10 mai 1977)
  
 
« L’inconscient, on connaît ça depuis toujours[1] », énonçait Lacan. « Mais, ajoutait-il, dans la psychanalyse, l’inconscient, c'est un inconscient qui pense ferme[2] ». Et là, surprise ! il mentionne que si « c’est des pensées, ça ne peut pas être inconscient[3] ». C’est ce que Jacques-Alain Miller désigne comme relevant des « Paradoxes de Lacan[4] », et si Lacan le dit avec cette apparente simplicité, c’est aussi on ne peut plus sérieux de sa part. 

Lacan formula en effet être le seul à avoir donné son poids à ce vers quoi Freud était aspiré par cette notion d’inconscient. C’est ainsi qu’il ne cessera pas au cours de son enseignement d’interroger le statut de l’inconscient jusqu’à en faire un concept fondamental. Car, ce n’est point pour lui une affaire classée, même si à ce moment-là beaucoup le considèrent comme tel. 

Pour démontrer l’hypothèse de l’inconscient, il faut en passer par les mots, car « l’inconscient n’a de corps que de mots[5] ». Et  si c’est avec les mots que la psychanalyse opère, la pratique du psychanalyste consiste à savoir comment.

Tous les mots ? Certes non, puisqu’il s’agit de réduire ce qui se présente comme un flot continu de la parole, celle à laquelle le psychanalyste invite celui qu’il écoute. L’inconscient n’est pas cette masse de mots, de signifiants, même si au départ Lacan avance l’aphorisme qu’il est structuré comme un langage. 

Freud lui-même, s’il ne fait référence qu’aux jeux du signifiant pour approcher la question de l’inconscient, fait place à des formations électives de celui-ci, le rêve, l’acte manqué, le mot d’esprit, l’oubli, voire le symptôme. Ce qui y est frappant, c’est qu’ils apparaissent sur le mode de l’achoppement, de la défaillance, de la rupture, de la faille, de la « trouvaille »[6], bref de la discontinuité. Et c’est là que Freud ira chercher l’inconscient.

Est-ce pour autant dire que cette discontinuité relative aux formations de l’inconscient se fait sur le fond d’une continuité ? Non, car Lacan pointe que ce serait poser une sorte de un antérieur à la discontinuité. En 1964, lorsqu’il questionne à nouveau ce concept de l’inconscient, il insiste que son enseignement est de mettre fin au « mirage auquel s’attache la référence au psychisme d’enveloppe, sorte de double de l’organisme où résiderait cette fausse unité[7] ». 

Or, ce mirage ne cesse de faire retour. Il n’y a qu’à tendre l’oreille à ce que le monde des médias fait résonner, pour constater que c’est ce qui gagne les esprits. L’on y entend ainsi s’exprimer ici et là des psychanalystes – ainsi désignés – qui conçoivent l’inconscient comme un espace fermé, voire un organe que l’on pénètrerait par la suggestion, en donnant du sens, ou encore, lorsqu’ils sont enclins à ce type de méthode, d’exploration par l’imagerie cérébrale. La préférence est ainsi donnée à la matière, à la consistance imaginaire, à ce qui se targue d’être scientifique, c’est-à-dire ce qui serait soi-disant prouvé. 

Nous sommes loin du un de la fente, du trait, de la rupture, soit de cet un qu’est le Un de l’Unbewusste[8], terme qui désigne l’inconscient freudien et que Lacan traduira par une-bévue[9], cette traduction faisant disparaître l’équivoque du terme inconscient avec l’inconscience.

Le rêve constitue ainsi une bévue, tout comme les autres formations de l’inconscient. Pourtant « Le rêve n’est pas “l’inconscient”[10] », écrivait Freud à propos du matériel des rêves que lui apportait la jeune homosexuelle pour le tromper et continuer à défier son père. C’est ce désir de tromperie qui s’y réalisait et non pas celui d’aimer les hommes.

Ainsi Lacan dit introduire avec l’une-bévue qui fait partie du titre de son séminaire en 1976-1977, « L’insu-que-sait de l’une-bévue », quelque chose qui va plus loin que l’inconscient. Déjà, l’année précédente, il avait distingué l’inconscient freudien de celui qu’il élaborait avec le sinthome, essayant « de situer ce qu’il a à faire avec le réel, le réel de l’inconscient, si tant est que l’inconscient soit réel[11] », et avait ajouté que l’inconscient participait d’une équivoque entre réel et imaginaire[12]. C’est dire que pour cerner ce qu’est l’inconscient, si nous en passons par le passage obligé du symbolique, nous ne pouvons cependant l’y réduire. Et Lacan souligne alors que « l’usage de la coupure par rapport au symbolique, risque  de provoquer, à la fin d’une psychanalyse, une préférence donnée en tout à l’inconscient[13] ». 

D’où la notion de trou, déjà présente dans la trou-vaille, qu’il forge avec son nœud borroméen, c’est-à-dire, en nouant le symbolique, l’imaginaire et le réel, sans qu’aucune de ces trois dimensions ne prenne plus d’importance que les deux autres. C’est ce trou qu’il maintiendra jusqu’au bout, comme en 1980, quand il écrit : « Elaborer l’inconscient, comme il se fait dans l’analyse, n’est rien qu’y produire ce trou[14] ». 

Mais c’est ce qui peut tomber dans l’oubli. L’inconscient ne s’est-il pas déjà refermé sur le message de Freud, grâce à la pratique des générations d’analystes suivantes, pratique qui sutura la béance de l’inconscient que Lacan dit ne rouvrir qu’avec précaution ? 

Jacques-Alain Miller formulait aussi, il y a peu, que « Les psychanalystes payent leur statut de l’oubli de ce qui les fonde[15] ». « Ils tiennent, poursuivait-il, une fois établis, et, au mieux, une fois qu’ils ont rejoint leur singularité, ils tiennent l’inconscient comme un fait de semblant, ça ne leur paraît pas un critère suffisant pour être analyste que l’élaboration de l’inconscient[16]. » 

Ainsi, le titre retenu « Autour de l’inconscient » pointe-t-il ce trou autour duquel se produisent les formations de l’inconscient, lesquelles devraient varier au fur et à mesure de l’élaboration, de l’élucidation de l’inconscient. Un rêve de début d’analyse ne devrait pas être du même ordre que celui d’une fin d’analyse. Dès lors, il s’agira d’interroger les formations de l’inconscient dans les cures analytiques, leur place ainsi que leur interprétation, ce qui mettra l’accent sur la lecture qu’en font les psychanalystes et partant sur la conception qu’ils se sont forgée de l’inconscient aujourd’hui.    

Lilia Mahjoub
Présidente de la NLS


Vous pouvez télécharger ce texte en version pdf ici


[1] Lacan J., « Place, origine et fin de mon enseignement », Mon enseignement, Paris, Seuil, octobre 2005, p. 15.
[2] Ibid., p. 16.
[3] Ibid.
[4] Ibid., p. 8.
[5] Lacan J., « Propos sur l’hystérie », Quarto n°2, Supplément à la Lettre Mensuelle de l’École de la Cause freudienne à Bruxelles, 1981, p. 6.
[6] Lacan J., Le Séminaire, livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1973, p. 27.
[7] Ibid., p. 28.
[8] Ibid.
[9] Lacan J., L’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre, Séminaire 1976-1977, Ornicar ? n° 12/13, Paris, décembre 1977, p. 5.
[10] Freud S., « Sur la psychogenèse d’un cas d’homosexualité féminine », Névrose, psychose et perversion, Paris, P. U. F., 1973, p. 264.
[11] Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, Le sinthome, Paris, Seuil, mars 2005, p. 101.
[12] Cf. ibid., p. 102.
[13] Lacan J., L’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre, op. cit., p. 15.
[14] Lacan J., Lettre pour la Cause freudienne du 23 octobre 1980, publiée par l’École de la cause freudienne avec l’annuaire, 1982, p. 92.
[15] Miller J.-A., Choses de finesse en psychanalyse, Cours « L’orientation lacanienne » du 19 novembre 2008, sur le site de l’École de la Cause freudienne : http://www.causefreudienne.net/wp-content/uploads/2014/08/Choses-de-finesse-II.pdf
[16] Ibid.


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Congress of the NLS
29 and 30 April 2017 – Paris
About the Unconscious
Place and Interpretation of the Formations of the Unconscious
in Psychoanalytic Treatments
  
“What I have tried to give body to with the creation of the symbolic
has very precisely this fate, that it does not reach its recipient.
How is it, then, that it expresses itself? This is
the central question of psychoanalysis.”
(Jacques Lacan, 10 May 1977)
  
 
“We’ve always known about the unconscious”[1], said Lacan, “But”, he adds, “in psychoanalysis, the unconscious is an unconscious that thinks hard”[2]. And then – surprise! – Lacan says, “If they are thoughts, it can’t be unconscious”[3]. It is what Jacques-Alain Miller refers to as “Lacan’s Paradoxes”[4], and if Lacan said it with this apparent simplicity, it could also not be more serious for his part. 

In fact, Lacan claimed to be the only one to have given full weight to what Freud aspired towards with this notion of the unconscious. In this way he did not stop questioning the status of the unconscious throughout his teaching, to the point of making it a fundamental concept. For Lacan, the matter was not closed, even if many considered it to be so at the time. 

In order to demonstrate the hypothesis of the unconscious, one must go by way of words, for “the unconscious does not have a body except through words”[5]. And if psychoanalysis operates with words, the practice of psychoanalysis consists of knowing how. 

All words? Of course not, since it is a matter of reducing what is presented as a continuous torrent of words – one that psychoanalysts invite from those to whom they listen. The unconscious is not this mass of words, of signifiers, even if, at the start, Lacan proposes the aphorism that it is structured like a language. 

While Freud himself approached the question of the unconscious only with reference to the play of the signifier, he made room for its specific formations: dreams, parapraxes, jokes, forgetting, even symptoms. What is striking is that these formations appear in the form of a failure, rupture, stumbling, fault, or “discovery” [trouvaille][6] – in short, a discontinuity. And it is there that Freud went in search of the unconscious.

Does this mean that this discontinuity linked to the formations of the unconscious occurs against a background of continuity? No, for Lacan points out that this would be to postulate a sort of one that is anterior to discontinuity. In 1964, when he questioned this concept of the unconscious anew, he insisted that his teaching is to put an end to the “mirage to which is attached the reference to the enveloping psyche, a sort of double of the organism in which this false unit is thought to reside”[7]. 

However, this mirage constantly returns. One only has to listen to what gets put about in the media to realise that this is what is generally believed. One thus hears psychoanalysts – so-called psychoanalysts – expressing themselves here, there and everywhere, who conceive of the unconscious as a closed space, indeed as an organ that must be penetrated by suggestion, giving it sense, or even, if they are so-inclined, as mapped out by cerebral imaging. In this way preference is given to matter, to the imaginary consistency, to what claims to be scientific – in other words, to what is supposedly proven. 

This is far from “the one of the split, of the stroke, of rupture” [8], namely from “the one that is (…) the Un of the Unbewusste[9], a term that designates the Freudian unconscious and that Lacan translates as “une-bévue[10], as one-slip, a translation that makes the ambiguity between unconscious [inconscient] and unconsciousness [inconscience] disappear.

The dream constitutes a slip [une bévue], just like the other formations of the unconscious. Yet, “A dream is not ‘the unconscious’”[11], wrote Freud with regard to the dream material that the young homosexual woman brought to him in order to trick him and continue to defy her father. The desire to trick is what is realised here, not the desire to love men.

Thus, with the une-bévue that forms part of the title of his 1976-77 Seminar, L’insu-que-sait de l’une-bévue, Lacan is introducing something that goes beyond the unconscious. He had already, the year before, distinguished the Freudian unconscious from the one he elaborated with the sinthome, declaring it was “a matter of situating what the sinthome has to do with the real, the real of the unconscious, should the unconscious indeed prove to be real”. And he adds that the unconscious partakes of an equivocation between the real and the imaginary[12]. In other words, to grasp what the unconscious is, we may be obliged to pass via the symbolic but we cannot reduce it to this. And Lacan then underlines that “the use of the cut in relation to the symbolic, risks provoking, at the end of a psychoanalysis, a preference given wholly to the unconscious”[13].

Hence the notion of the hole [trou], already present in the trou-vaille, which he creates with his Borromean Knot – in other words, by knotting the symbolic, imaginary and real, without any one of the three dimensions taking on more importance than the two others. It is this hole that he maintains until the end, as in 1980 when he writes: “To elaborate the unconscious, as one does in analysis, is nothing but to produce a hole there.”[14]

But this can be forgotten. Hasn’t the unconscious already closed itself up against Freud’s message, thanks to the practice of generations of analysts who came after him, a practice that stitches up the opening of the unconscious, which, Lacan says, he never re-opens without great care?[15] 

A short time ago, Jacques-Alain Miller also remarked that, “Psychoanalysts pay for their status by forgetting what creates them”[16]. And he continued, “Once they have established themselves, and at best, once they have grasped their singularity, they take the unconscious to be a matter of semblance, elaborating the unconscious not seeming for them sufficient criteria for being an analyst”[17]. 

So, our chosen title, “About the Unconscious”, indicates this hole around which the formations of the unconscious are produced, formations which must vary with the elaboration, the elucidation of the unconscious. A dream at the start of analysis will not be of the same order as one at its end. It will therefore be a matter of questioning the formations of the unconscious in psychoanalytic treatments, their place as well as their interpretation, and in this way putting the emphasis on the reading that psychoanalysts make of them based on the conception that they have constructed of the unconscious today.

Lilia Mahjoub
President of the NLS

 
Translated by Philip Dravers
 

[1] Lacan, J., My Teaching, trans. D. Macey, London, Verso, 2008, p.7.
[2] Ibid.
[3] Ibid.
[4] [TN: “Paradoxes de Lacan” is the name of the short series of French texts that the original version of Mon Enseignement (Paris, Seuil, October 2005) appears within. Jacques-Alain Miller refers to it in his preface to the French edition on p. 8.]
[5] Lacan, J., « Propos sur l’hystérie », Quarto n°2, supplement to the Lettre Mensuelle of the École de la Cause freudienne in Brussells, 1981, p. 6.,
[6] Lacan, J., The Seminar, Book XI, The Four Fundamental Concepts of Psychoanalysis, London/New York, W.W. Norton, 1998, p. 25.
[7] Ibid., p. 26.
[8] Ibid. [TN: It is worth noting that the original French here is: “le un de la feinte, du trait, de rupture”.]
[9] Ibid.
[10] Lacan, J., L’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre, Séminaire 1976-1977, Ornicar ? n° 12/13, Paris, décembre 1977, p. 5.
[11] Freud, S., “A Case of Homosexuality in a Woman”, SE 18, p.165.
[12] Cf. Lacan, J. The Seminar, Book XXIII, The Sinthome, trans. A. R. Price, Cambridge, Polity, 2016, 84.
[13] Lacan, J., L’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre, op. cit., p. 15.
[14] Lacan, J., Lettre pour la Cause freudienne du 23 octobre 1980, published by the École de la Cause freudienne with the Directory, 1982, p. 92.
[15] Cf. Lacan, J. “The Seminar, Book XI, The Four Fundamental Concepts of Psychoanalysis”, op. cit. p. 23.
[16] Miller, J.-A., Choses de finesse en psychanalyse, Cours « L’orientation lacanienne » du 19 novembre 2008, on le site de l’École de la Cause freudienne : http://www.causefreudienne.net/wp-content/uploads/2014/08/Choses-de-finesse-II.pdf
[17] Ibid.

 

4 de diciembre de 2016

Desde allá, por fuera de la zona de la Akeda, por Perla Miglin


Desde allá, es una película Venezolana que se acaba de estrenar en T.A. Escrita y dirigida por Lorenzo Vigas, nuevo director de cine, quien obtuvo en su debut el premio León de oro en el festival de Venecia.

Armando, encarnado por Alfredo Castro, interpreta a un hombre de 50 años, que nunca se casó, mecánico de dentaduras postizas que soborna jóvenes de las villa de Caracas, ofreciéndoles dinero a fin de prostituirlos usándolos de objeto de goce para una practica masturbatoria. El director nos muestra desde allá, desde el pesquisa al padre cuando en realidad él convoca la mirada del padre. Invadido de una impotencia de encontrar al hombre, después de una ausencia pronunciada de este de Caracas.

El hecho vuelve en un mal encuentro entre Armando y uno de los jóvenes, Elder; mal encuentro, que genera el desarrollo de los acontecimientos. Elder va hasta la casa de Armando, y cuando se entera de que se trata, se resiste al agravio de Armando, le llama maricón, lo ataca, le roba y se escapa. Armando queda golpeado por el, lo vuelve a encontrar y lo invita a almorzar…, la relación continua en otros términos. Hasta en una escena, donde Armando pesca a Elder queriendo robarle en su propia casa, donde le dio albergo y cuidado después de que Elder recibiese una paliza de los 4 hermanos de su novia que lo dejaron casi muerto. Armando tomando un cuchillo lo torea con un gesto intimidante y haciéndose él un tajo en la pierna le pregunta de manera provocativa a Elder: dime ¿quién es el maricón? Después de hacerse el tajo que lo deja herido le dice que si este no se va de la su casa, llamará a la policía. Elder deja el departamento, y al llegar a la calle lo llama con desesperación, Elder; lo llama desde la calle por primera vez por su nombre. Vuelve a la casa desesperado, le pide a Armando que le deje asistirlo de la herida, al tiempo que lo besa en la boca intrusivamente.

El escenario del film es la ciudad de Caracas hoy, dividida por las leyes del mercado. La villa donde vive Elder con su madre, protagonizada por una mujer atractiva que aparece en escena desempeñando el avatar de tener que criar sola a los hermanos menores de Elder. El padre sabemos por un dialogo de él con Armando, está condenado en la cárcel por haber matado, porque sí, a un amigo suyo… Elder trabaja en un taller mecánico y se beneficia de saqueos de pandillas. Elder lleva a Armando a un fiesta de casamiento, a presentar a Armando a sus allegados. La madre, que interpela a Armando con sospecha y curiosidad en un primer momento, echa de la casa a su hijo cuando uno de sus compañeros de la pandilla sorprende a Elder besando a Armando por la fuerza, en el toillete de la fiesta. La noticia se propaga. Así, sus compañeros de crimen le escapan…, la madre, lo expulsa. 

El comentador de cine israelí, Uri Klein, escribe que la madre expresa sin tapujos una homofobia cultural y social de Venezuela.… Este comentario vulgar de Uri Klein me permite valerme de una reflexión de Vicente Palomera que en un momento de crisis en la Escuela contribuyo a la conversación con el siguiente comentario: Hay que colocarse del lado del error para conducirlo a la verdad, diría Wittgenstein. (Observaciones a la Rama Dorada de Frazer) Nosotros diremos "hay que colocarse del lado del malestar para revelar el real en juego en él".

Uri Klein se da cuenta que no es una historia trivial. Como podría ser aquella donde Elder revelaría su atracción gradual hacia un hombre. Ambos, dice, tienen irresueltas cuestiones con sus padres y el rol que esto juega en el desarrollo de la relación de carácter sexual de ambivalencia entre agresión y cordialidad escribe él. Tampoco esta vez es un film que pretende transmitir solo el aspecto de la dificultad metapsicológica.

El filme se situaría del lado en que la época vive la pulsión. Por lo tanto es la ''…logificación de los Nombres del Padre la que nos permite despejar el real en juego (…) al estar advertidos" lo que en la pagina, 128-129 del "L'Enverso de la Biopolitica, una escritura por el goce", constata Eric Laurent, el hecho que "… Lacan no lo ignora cuando el evoca la voluntad -que no concierne solamente a los masoquistas perversos- de compartir el dolor (…) donde interviene la reiteración del pánico en la dialéctica de los bienes: él anuncia ya la época en la cual nosotros somos, quienes compartimos el dolor masoquista en la economía de los bienes (…) desde que es lógico que haya sido en los Estados Unidos que haya aparecido la idea que es urgente, en la cultura de la liberación sexual compartir el dolor de las practicas SM, famosos años seventies donde son puestos a punto el discurso y las practicas de radicabilidad de SM masculino en El Castro (no Raúl que le estrecha la mano del presidente Obama, sino El Casto del barrio de San Francisco). El pasaje del masoquismo marginal al masoquismo de masa que pega bien con ese compartir el dolor que luego puede endulzarse para advenir esa cosa esfumada de los Cinquante nuances de Grey, listo a llevar el agua de rosas, de ahora en más abierto al gran publico. Nosotros estamos en el apres-coup de la posibilidad en acto de esta democratización sobre el mercado capitalista de los modos de gozar".

Así, el real en juego que se vislumbra en el film, allí donde Elder sufre la humillación de ser desertado por la pandilla y el nidui al cual su madre lo somete. Se trata de un decir paradigmático encarnado por el director: más que una expresión de homofobia, es justamente un no a la democratización de los modos de goce… El desenlace es inquietante.

El filme me revelo cómo el lenguaje no cubre lo que el odio al padre quiere decir si lo concebimos como antagónico al amor al padre. Si como la época vive la pulsión, en tanto es el odio al padre lo que este filme aclara, también por el hecho de que no esta articulado, -hecho explicito-, es el odio al padre en cuanto síntoma, versión de un rechazo del inconsciente, así se instala no en relación al amor sino en relación a la Unglauben. Es un odio al padre en tanto síntoma, un odio que rechaza el inconciente. En un tiempo de fundamental increencia, titulo de un reciente trabajo publicado en The lacanian Review por Dalila Arpin: ella dice, pagina 72: (…) desde que nos enfrentamos con el gran desorden de lo real, las soluciones contemporáneas proclaman, no la aparición de creencias, más bien la búsqueda de certitudes. Siguiendo Freud y a Lacan, se verifica que la certitud, es distinta que la creencia, es esencia de la increencia(…). En ese sentido el filme anuncia una recomposición de este genero de expresión al tomar la base en ninguna ideología sino la vida de la pulsión.